Nouvelles sur la COVID-19 – Cette rubrique souligne les derniers renseignements sur les technologies de la santé à l’étude en vue du traitement ou de la prévention de la COVID-19. Elle se veut un avis rapide sur les nouvelles d’intérêt et n’est à jour qu’au moment de publication. La recherche évolue rapidement, et l’ACMTS continuera de surveiller ces sujets et mettra l’information à jour au besoin.

Mise à jour : le 20 janvier, 2022 | 14:30 pm

Le remdésivir (Veklury)

Le 19 janvier 2022, le volet canadien d’un essai mondial, nommé CATCO (lien en anglais, Canadian Treatments for COVID-19 ou traitements canadiens pour la COVID-19) a publié les résultats d’un essai clinique randomisé ouvert mené dans 52 hôpitaux au Canada (NCT04330690, en anglais), dans le cadre de l’étude SOLIDARITY de l’Organisation mondiale de la santé. L’essai a comparé le remdésivir combiné aux soins usuels (634 patients) aux soins usuels seuls (648 patients) chez des adultes hospitalisés ayant une infection par SRAS-CoV-2 confirmée en laboratoire. Le remdésivir a été administré à une dose de départ de 200 mg par voie intraveineuse au jour 0, suivie d’une dose quotidienne de 100 mg par voie intraveineuse, les jours 1 à 9. Le critère d’évaluation principal, soit le taux de mortalité à l’hôpital, est de 18,7 % (117 patients) dans le groupe du remdésivir en combinaison et de 22,6 % (145 patients) dans le groupe recevant les soins usuels (risque relatif = 0,83; intervalle de confiance de 95 % de 0,67 à 1,03). Au Canada, un avis de conformité avec conditions a été délivré le 27 juillet 2020 pour le remdésivir. Il est indiqué dans le traitement de la COVID-19 chez l’adulte ou l’adolescent atteint de pneumonie et ayant besoin d’oxygène d’appoint. Le 15 octobre 2020, l’ACMTS a publié un avis sur la mise en œuvre du remdésivir.

Mise à jour : le 17 janvier, 2022 | 17:06 pm

Le nirmatrelvir et le ritonavir (Paxlovid)

Le 17 janvier 2022, Santé Canada a émis un avis de conformité avec conditions et modalités pour Paxlovid, un médicament antiviral oral combinant le nirmatrelvir (PF-07321332), un inhibiteur sélectif de la protéase 3CL du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2), et le ritonavir, un potentialisateur pharmacocinétique. Le produit est indiqué dans le traitement de la COVID-19 légère ou modérée chez les adultes ayant une infection par SRAS-CoV-2 confirmée en laboratoire et qui présentent un risque élevé de progression vers une forme sévère de la maladie, notamment d’hospitalisation ou de décès. L’homologation s’appuie sur les résultats de l’étude EPIC-HR (NCT04960202).

Mise à jour : le 12 janvier, 2022 | 2:30 pm

L’ensovibep (MP0402)

L’ensovibep est un antiviral de la classe des DARPines (de l’anglais DARPin, Designed Ankyrin Repeat Proteins), des protéines conçues par répétition de motifs ankyrine. L’essai en cours EMPATHY (NCT04828161, en anglais) est un essai clinique randomisé de phases II et III, multicentrique, mené à double insu, comparant l’ensovibep en dose unique par intraveineuse à un placébo.

Les résultats (en anglais) de la partie A (phase II) de l’essai EMPATHY ont été dévoilés le 10 janvier 2022. En tout, 407 patients adultes (vaccinés ou non), en soins ambulatoires, présentant au moins deux symptômes légers ou modérés de COVID-19 et ayant reçu un diagnostic de COVID-19 à la suite d’un test de confirmation par la RCP, ont été répartis aléatoirement dans quatre groupes recevant l’ensovibep en dose de 75 mg, de 225 mg ou de 600 mg, ou encore un placébo. Le principal critère d’évaluation a été rempli, car la réduction de la charge virale est statistiquement significative au bout de huit jours de traitement, par rapport au placébo. De plus, la réduction du risque d’hospitalisation, de visite aux urgences ou de décès en raison de la COVID-19 par rapport au placébo (6 des 99 patients, soit 6,0 %) dans les groupes ayant reçu le traitement (4 des 301 patients, soit 1,3 %) est de 78 %. La partie B (phase III) de l’essai EMPATHY permettra d’évaluer l’ensovibep en dose de 75 mg chez 1 700 autres patients. Les résultats annoncés par communiqué doivent toujours être interprétés avec prudence, jusqu’à ce que davantage d’information soit publiée dans une revue à comité de lecture.

Mise à jour : le 10 decembre, 2021 | 12:20 pm

Le tixagévimab et le cilgavimab (AZD7442)

Le 8 décembre 2021, les médicaments tixagévimab et cilgavimab (lien en anglais) ont reçu une autorisation d’utilisation d’urgence aux États-Unis. L’autorisation de la FDA se fonde sur des données primaires issues de l’essai PROVENT (NCT04625725), un essai clinique randomisé de phase III, toujours en cours, mené en double insu contre placébo. Les médicaments, qui font partie d’un même produit ayant pour nom de marque Evusheld, sont utilisés dans la prévention de la COVID-19. Plus précisément, ils sont indiqués dans la prophylaxie préexposition de la COVID-19 chez les adultes ou les adolescents (12 ans et plus, poids d’au moins 40 kg) modérément ou gravement immunosupprimés en raison d’une affection médicale ou d’un médicament et qui pourraient avoir une réaction immunitaire insuffisante au vaccin contre la COVID-19, ainsi que chez les personnes pour qui la vaccination est contrindiquée. On précise en outre que les personnes infectées par le SRAS-CoV-2 ou qui ont récemment été en contact avec une personne infectée ne sont pas admissibles à ce produit. Le tixagévimab et le cilgavimab sont administrés à raison de 150 mg chacun, en deux injections intramusculaires consécutives. Ce produit est en cours d’examen par Santé Canada.

Mise à jour : le 25 août, 2021 | 11:45am

AZD7442

AZD7442, un médicament combinant deux anticorps à action prolongée (tixagévimab [AZD8895] et cilgavimab [AZD1061]), est en développement clinique en vue de la prévention et du traitement de la COVID-19. L’essai PROVENT (NCT04625725) est un essai clinique randomisé multicentrique de phase III, mené en double insu contre placébo, évaluant AZD7442 en prophylaxie préexposition de la COVID-19, et les résultats ont été publiés dans un communiqué le 20 aout 2021. Dans le cadre de cet essai, 5 197 patients adultes non vaccinés ont été répartis aléatoirement selon un rapport de 2:1 dans deux groupes, l’un recevant une dose unique de 300 mg d’AZD7442 et l’autre, un placébo. Le principal critère d’évaluation de l’efficacité est l’incidence de COVID-19 symptomatique. AZD7442 entraine une réduction statistiquement significative de 77 % (intervalle de confiance à 95 % de 46 à 90) du risque de COVID-19 symptomatique par rapport au placébo. Une analyse prospective (en anglais) de l’ACMTS effectuée en décembre 2020 se penchait entre autres sur ce médicament. Les résultats préliminaires rendus publics par communiqué doivent toujours être interprétés avec prudence.


Mise à jour : le 29 octobre 2021 | 13 h 00

Fluvoxamine

La fluvoxamine est un inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine approuvé par Santé Canada dans le traitement de la dépression et du trouble obsessionnel compulsif. L’essai TOGETHER (NCT04727424, en anglais), publié par The Lancet le 27 octobre 2021, met en évidence l’efficacité clinique de l’administration précoce de la fluvoxamine en milieu extrahospitalier chez les patients atteints de COVID-19. Les participants à cet essai clinique randomisé adaptatif de phase III, de type plateforme, mené à double insu contre placébo, étaient des adultes de 11 centres du Brésil ayant reçu un diagnostic de SRAS-CoV-2 et présentant un risque élevé et des symptômes. En plus des soins usuels, les patients ont reçu 100 mg de fluvoxamine par voie orale deux fois par jour, durant 10 jours (741 patients), ou un placébo (756 patients). Le principal critère d’évaluation, composite, était la nécessité d’une hospitalisation, définie comme suit : maintien en salle d’urgence pour la COVID-19 ou transfert en établissement hospitalier tertiaire en raison de la COVID-19 dans les 28 jours après la répartition aléatoire. Dans le groupe de la fluvoxamine, 79 patients (11 %) ont subi un évènement relevant du critère d’évaluation principal, comparativement à 119 patients (16 %) dans le groupe placébo (risque relatif de 0,68; intervalle de crédibilité bayésien à 95 % de 0,52 à 0,88); la probabilité de supériorité est de 99,8 % dans la population en intention de traiter. Entre la fluvoxamine et le placébo, aucune différence significative n’a été observée quant au temps écoulé avant l’hospitalisation (p = 0,11), au nombre de jours d’hospitalisation (p = 0,06), à la mortalité (p = 0,24), au délai avant décès (p = 0,49) ou au nombre de jours de ventilation mécanique (p = 0,90). Il s’agit d’un essai adaptatif et 1 826 patients ont été répartis dans d’autres groupes de traitement (ivermectine, doxazosine, interféron lambda pégylé, interféron bêta pégylé); l’essai est toujours en cours pour ces traitements.


Mise à jour : le 28 octobre 2021 | 10 h 00

L’opaganib

L’opaganib (ABC294640), un inhibiteur sélectif de la sphingosine kinase-2, est en développement clinique en vue du traitement de la pneumonie modérée ou grave associée à la COVID-19. Les résultats d’un essai clinique randomisé (ECR) de phase IIa, multicentrique, mené à double insu et contre placébo (NCT04414618, en anglais) sur le traitement par l’opaganib de la pneumonie associée à la COVID-19 ont été rendus accessibles en ligne en prépublication (en anglais). Au total, 42 patients hospitalisés ayant besoin d’oxygénothérapie ont reçu 500 mg d’opaganib par voie orale toutes les 12 heures (n = 23) ou un placébo (n = 19), pendant 14 jours; les patients des deux groupes ont aussi reçu les soins usuels. Le principal critère d’évaluation était mesuré par la quantité totale d’apport supplémentaire d’oxygène. Au 14e jour, 11 patients (50,0 %) du groupe traité n’avaient plus besoin d’oxygénothérapie depuis au moins 24 heures comparativement à 4 patients (22,2 %) du groupe placébo. La portée de cet essai est limitée par son échantillon restreint, et les résultats n’ont pas encore fait l’objet d’un examen par un comité de lecture.

Le 4 octobre 2021, les résultats d’un ECR de phases II et III, multicentrique, mené à double insu et contre placébo (NCT04467840) (en anglais), sur l’opaganib dans le traitement de la pneumonie associée à la COVID-19 ont été annoncés par un communiqué (communiqué complet en anglais). L’essai porte sur 475 patients hospitalisés atteints de pneumonie grave associée à la COVID-19 recevant une oxygénothérapie. Les données présentées sont issues d’une analyse ultérieure de 251 patients atteints de pneumonie modérée associée à la COVID-19 ayant besoin au départ d’une fraction d’oxygène inspiré allant jusqu’à 60 %. Pour le critère d’évaluation principal, 77,0 % des patients traités par l’opaganib sont passés à l’air ambiant dans les 14 jours, par rapport à 63,5 % des patients ayant reçu le placébo (valeur p nominale = 0,033). Il est aussi à noter que le traitement par l’opaganib a entrainé une réduction statistiquement significative de la mortalité comparativement au placébo (7 des 117 patients traités sont décédés contre 21 des 134 patients ayant reçu le placébo; valeur p nominale = 0,019; risque relatif = 2,6). L’analyse ultérieure et les résultats annoncés par communiqué doivent toujours être interprétés avec prudence.


Mise à jour : le 14 sept 2021 | 16 h 00

L’anakinra, un antagoniste des récepteurs de l’interleukine-1

Le 3 septembre 2021, un essai de phase III publié (en anglais) présentait les résultats définitifs de l’étude de l’anakinra, un antagoniste des récepteurs de l’interleukine-1, dans le traitement de la COVID-19 modérée ou grave chez les patients hospitalisés présentant un risque d’évolution de la maladie jusqu’à l’insuffisance respiratoire. L’essai SAVE-MORE est un essai pivot randomisé multicentrique de phase III, de confirmation, mené à double insu. Il porte sur 594 adultes ayant une infection au coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2) confirmée et une concentration plasmatique du récepteur soluble de l’activateur du plasminogène de type urokinase (suPAR) d’au moins 6 ng/ml (un biomarqueur prédictif de risque chez les patients atteints de COVID-19) (NCT04680949, en anglais). Le principal critère d’évaluation de l’essai a été évalué au moyen de l’échelle de progression clinique de l’OMS en 11 points, au 28e jour. Les résultats de l’analyse finale indiquent que les probabilités d’amélioration de l’état clinique évalué à l’échelle de progression clinique de l’OMS étaient plus élevées avec l’anakinra qu’avec le placébo au 28e jour (rapport de cotes proportionnelles ajusté = 0,36; intervalle de confiance à 95 % de 0,26 à 0,50).


Mise à jour : le 01 sept 2021 | 17 h 30

L’héparine

Deux études publiées dans le New England Journal of Medicine le 26 aout 2021 présentent les résultats de l’utilisation d’héparine dans le traitement de la COVID-19 modérée ou grave chez les patients hospitalisés gravement malades ou non gravement malades (les deux articles en lien sont en anglais). Les deux études reposent sur l’intégration de trois essais cliniques randomisés ouverts et adaptatifs, multicentriques, REMAP-CAP (NCT02735707), ACTIV-4 (NCT04505774, NCT04359277) et ATTACC (NCT04372589) (liens en anglais), dont les critères d’admissibilité, les interventions, les mesures des critères d’évaluation et la collecte de données ont été harmonisés de manière prospective.

Les patients ont été répartis de manière aléatoire dans un groupe recevant une dose thérapeutique d’héparine (perfusion d’héparine non fractionnée par voie intraveineuse ou héparine de faible poids moléculaire par voie sous-cutanée) ou traitement pharmacologique usuel en thromboprophylaxie (dose faible ou modérée). Les populations comptaient 1 207 patients gravement malades et 2 219 patients non gravement malades. Le critère d’évaluation principal était le nombre de jours passés sans soutien organique au 21e jour, évalué selon une échelle ordinale. Le décès au cours de 90 jours d’hospitalisation correspondait au pire score, soit –1.

Chez les patients gravement malades, l’essai a été interrompu prématurément en raison de son inutilité. L’héparine en dose thérapeutique n’a pas entrainé davantage de jours sans soutien organique que le traitement pharmacologique usuel en thromboprophylaxie dans le traitement de la COVID-19 grave.

Chez les patients non gravement malades, la probabilité d’augmenter le nombre de jours sans soutien organique par le traitement au moyen de dose thérapeutique d’héparine comparativement au traitement usuel en thromboprophylaxie était de 98,6 % (rapport de cotes ajusté médian de 1,27; intervalle de crédibilité à 95 % de 1,03 à 1,58). Des 1 171 patients recevant l’héparine en dose thérapeutique, 939 (80,2 %) ont survécu jusqu’à leur congé de l’hôpital sans soutien organique au cours de 21 premiers jours, comparativement à 801 des 1 048 patients (76,4 %) dans le groupe recevant le traitement usuel (rapport de cotes ajusté médian de 4,0 %; intervalle de crédibilité à 95 % de 0,5 à 7,2).


Mise à jour : le 25 août 2021 | 11 h 35

Le sotrovimab (VIR-7831)

Le sotrovimab a été autorisé en vertu de l’arrêté d’urgence de Santé Canada le 30 juillet 2021. Ce traitement est indiqué dans le traitement de la COVID-19 de forme légère ou modérée chez l’adulte et l’adolescent (12 ans et plus; poids minimal de 40 kg) présentant un risque élevé d’hospitalisation ou de décès. Le sotrovimab s’administre en une perfusion intraveineuse de 500 mg durant une heure.

Mise à jour : le 28 mai 2021 | 10 h 35

Le 26 mai 2021, la FDA a accordé au sotrovimab (VIR-7831) une autorisation d’utilisation d’urgence (en anglais) sur la base des résultats de l’essai COMET-ICE (COVID-19 Monoclonal antibody Efficacy Trial – Intent to Care Early). L’autorisation vise les adultes et les enfants (âge : au moins 12 ans; poids : au moins 40 kg) atteints d’une forme légère ou modérée de la COVID-19 qui risque fortement de s’aggraver, ce qui pourrait mener à l’hospitalisation, voire entrainer le décès. Le sotrovimab est en cours d’examen par Santé Canada.


Mise à jour : le 25 août, 2021 | 11:30am

Le molnupiravir

Le molnupiravir (EIDD-2801, MK-4482) est un antiviral à large spectre ayant une activité contre le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2). Les résultats (en anglais) d’un essai clinique randomisé contre placébo de phase IIa ont été rendus accessibles en prépublication en juin 2021 (NCT04405570). L’étude porte sur 204 patients adultes en consultation externe dans 10 centres américains atteints d’une infection confirmée par le SRAS-CoV-2 et dont les symptômes sont apparus dans les sept jours précédents. Les patients ont été répartis aléatoirement selon un rapport de 1:1 dans deux groupes, l’un recevant 200 mg de molnupiravir et l’autre recevant un placébo, ou selon un rapport de 3:1 dans deux autres groupes, l’un recevant le molnupiravir (400 mg ou 800 mg), l’autre un placébo, deux fois par jour durant cinq jours. Le principal critère d’évaluation de l’efficacité est le délai de clairance de l’ARN, qui se trouve significativement réduit chez les participants recevant 800 mg de molnupiravir (médiane : 14,0 jours [intervalle de confiance à 95 % de 13,0 à 14,0]) par rapport à ceux recevant un placébo (médiane : 15,0 jours [intervalle de confiance à 95 % de 15,0 à 27,0]; p = 0,013 au test logarithmique par rangs). Parmi les critères d’évaluation secondaires, mentionnons la mesure de la charge d’ARN viral, la gravité et la durée des symptômes de COVID-19 autodéclarés et l’innocuité. Le molnupiravir est en cours d’examen par Santé Canada.


Mise à jour : le 25 août, 2021 | 10:30am

Le plonmarlimab (TJM2 ou TJ003234)

Le plonmarlimab est un anticorps neutralisant ciblant le facteur de stimulation des colonies de granulocytes et de macrophages. Il est en développement clinique, et on cherche à évaluer son utilisation dans le traitement du syndrome de libération des cytokines chez les cas graves de COVID-19. Un communiqué (en anglais) a rendu publics les résultats d’analyse intermédiaire d’un essai contrôlé randomisé multicentrique de phase II/III, mené en double insu contre placébo aux États-Unis (NCT04341116). Le principal critère d’évaluation de l’efficacité est la proportion des participants qui sont vivants et n’ont pas besoin d’une ventilation mécanique. Les résultats publiés indiquent que 83,6 % des patients recevant le plonmarlimab n’avaient pas besoin de ventilation mécanique au jour 30, comparativement à 76,7 % de ceux recevant le placébo. Les taux de mortalité au jour 30 étaient respectivement de 4,9 % et de 13,3 %. Le plonmarlimab n’est pas approuvé au Canada, et les résultats préliminaires rendus publics par communiqué doivent toujours être interprétés avec prudence.


Mise à jour : le 29 juin, 2021 | 13:00pm

Le tocilizumab

Le 24 juin 2021, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a délivré une autorisation d’utilisation d’urgence (en anglais) pour le tocilizumab dans le traitement de la COVID-19 chez les adultes et les enfants de deux ans et plus hospitalisés. L’autorisation vise les personnes recevant des corticostéroïdes et ayant besoin de supplémentation en oxygène, de ventilation mécanique (effractive ou non) ou d’oxygénation extracorporelle. Au Canada, le tocilizumab n’est pas autorisé dans le traitement de la COVID-19. En mars 2021, l’ACMTS a publié un examen du tocilizumab (en anglais).


Mise à jour : le 17 juin 2021 | 15 h 00

L’association casirivimab-imdévimab

Le 9 juin 2021, Santé Canada a autorisé par arrêté d’urgence l’association médicamenteuse casirivimab-imdévimab, une combinaison de deux anticorps monoclonaux. Ce traitement est indiqué dans le traitement des formes légères et modérées de la COVID-19 chez l’adulte et l’adolescent (12 ans et plus; poids minimal de 40 kg) chez qui l’infection par le SRAS-CoV-2 a été confirmée, et présentant un risque élevé d’hospitalisation ou de décès. Le casirivimab et l’imdévimab sont administrés ensemble dans une même perfusion intraveineuse, à raison de 1 200 mg de chaque médicament. L’ACMTS a déjà publié un examen des données probantes sur cette association.


Mise à jour : le 31 mai 2021 | 16 h 50

Le regdanvimab (CT-P59)

Le regdanvimab, en cours d’examen par Santé Canada, est un traitement par anticorps monoclonal neutralisant ciblant le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2). En mars 2021, l’Agence européenne des médicaments a publié un avis (en anglais) selon lequel elle recommande son usage dans le traitement de la COVID-19 confirmée chez l’adulte dont la maladie ne nécessite pas d’oxygénothérapie et présente un haut risque d’évolution vers une forme grave. Les données précliniques (en anglais) indiquent que le regdanvimab a une activité neutralisante contre les nouveaux variants du SRAS-CoV-2, notamment ceux qui ont été identifiés pour la première fois à New York (B.1.526), au Nigéria (B.1.525) et en Inde (B.1.617). Bien qu’il n’y ait pas encore d’essais achevés ou publiés, un essai clinique de phase II et III (en anglais) est en cours. Une analyse prospective (en anglais) de l’ACMTS effectuée en décembre 2020 porte entre autres sur ce médicament.


Mise à jour : le 15 mars 2021 | 12h 35

L’anticorps monoclonal VIR-7831

Le 10 mars 2021 a été publié un communiqué (en anglais) décrivant les résultats préliminaires concernant un anticorps monoclonal, VIR-7831, utilisé en monothérapie dans le traitement précoce de la COVID-19 chez les patients non hospitalisés. L’essai COMET-ICE (COVID-19 Monoclonal Antibody Efficacy Trial – Intent to Care Early) est un essai contrôlé randomisé de phase III, multicentrique, toujours en cours, mené en double insu contre placébo. L’essai porte sur des adultes ayant une infection au coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2) confirmée et dont la saturation en oxygène est d’au moins 94 %, et les patients reçoivent soit l’anticorps VIR-7831, soit le placébo (NCT04545060). À la lumière de résultats préliminaires portant sur 583 patients et démontrant une réduction de 85 % des critères d’évaluations principaux que sont l’hospitalisation et le décès chez les patients ayant reçu l’anticorps VIR-7831 comparativement à ceux ayant reçu le placébo (P = 0,002), le comité indépendant de surveillance des données et de l’innocuité recommande de mettre fin à l’essai COMET-ICE. Les résultats préliminaires doivent toujours être interprétés avec prudence. L’ACMTS restera à l’affut de nouvelles données probantes sur les anticorps monoclonaux dans la prise en charge de la COVID-19.

Mise à jour : le 14 avril 2021 | 16 h 05

Le budésonide inhalé en milieu extrahospitalier chez les patients à risque d’évolution défavorable de la COVID-19

L’essai en cours PRINCIPLE (en anglais) est un essai clinique randomisé ouvert et adaptatif, multicentrique, à volets multiples (ISRCTN86534580, en anglais), qui évalue diverses interventions, notamment le budésonide inhalé, chez des patients non hospitalisés âgés de 65 ans et plus, ou des patients présentant des comorbidités âgés de 50 ans ou plus, ayant un diagnostic confirmé ou suspecté de COVID-19 et manifestant des symptômes. Une analyse intermédiaire, rendue accessible en prépublication (en anglais), porte sur des patients ayant une infection au coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2) confirmée, répartis aléatoirement dans deux groupes : l’un recevant les soins usuels et 800 µg de budésonide inhalé deux fois par jour durant 14 jours (751 patients), et l’autre recevant uniquement les soins usuels (1 028 patients). Les deux principaux critères d’évaluation sont le délai de rétablissement autodéclaré et le taux d’hospitalisations ou de décès attribuables à la COVID-19 dans les 28 jours. Le délai de rétablissement des patients du groupe recevant le budésonide se révèle statistiquement plus court par rapport à celui des patients recevant uniquement les soins usuels. Bien que les hospitalisations et les décès soient moins nombreux dans le groupe de patients recevant le budésonide, les résultats ne montrent pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes. Les résultats préliminaires rendus accessibles en prépublication doivent toujours être interprétés avec prudence.


Mise à jour : le 1 avril 2021 | 12 h 20

L’anticorps monoclonal léronlimab

Le 23 mars, Santé Canada a reçu une demande d’autorisation pour le léronlimab en vertu de l’arrêté d’urgence sur la COVID-19; la demande est en cours d’évaluation. La FDA américaine a accordé à CytoDyn une autorisation d’urgence de nouveau médicament de recherche pour le léronlimab (en anglais) dans le contexte de la COVID-19. Un essai contrôlé randomisé multicentrique de phases IIb/III à deux groupes, contre placébo et à double insu (NCT04347239) a été mené auprès de patients adultes hospitalisés présentant une forme grave ou critique de la COVID-19, qui ont reçu chaque semaine des injections sous-cutanées soit de léronlimab (700 mg) soit de placébo. Le critère d’évaluation principal est la mortalité toutes causes confondues après 28 jours. D’après des résultats reposant sur 309 patients d’une population en intention de traiter modifiée rendus disponibles dans un communiqué (en anglais) le 30 mars 2021, il y aurait une réduction du risque absolu de décès après 28 jours de 6,5 % chez les patients ayant reçu le léronlimab comparativement à ceux ayant reçu le placébo, en combinaison avec d’autres traitements contre la COVID-19 (P = 0,0319). Les résultats préliminaires doivent toujours être interprétés avec prudence. L’ACMTS restera à l’affut de nouvelles données probantes sur les anticorps monoclonaux dans le contexte de la COVID-19.

Mise à jour : le 1 avril 2021 | 11 h 20

Le lenzilumab dans le traitement de la pneumonie associée à la COVID-19

Un essai de phase III portant sur le lenzilumab (un anticorps monoclonal contre le facteur de croissance GM-CSF) a été mené à bien, et les résultats sont présentés dans un communiqué (en anglais). L’essai contrôlé randomisé multicentrique, mené contre placébo en double insu (NCT04351152), portait sur 520 patients hospitalisés atteints de pneumonie grave ou critique associée à la COVID-19. Tous les patients ont reçu le traitement usuel, soit le remdésivir, la dexaméthasone ou ces deux agents. Les résultats sont favorables au lenzilumab en ce qui concerne le critère d’évaluation principal, soit la survie sans ventilateur après 28 jours. Le fabricant a l’intention de demander une autorisation d’utilisation d’urgence à la FDA américaine. L’ACMTS restera à l’affut de nouvelles données sur ce médicament.


Mise à jour : le 30 mars 2021 | 16 h 20

Les antagonistes du récepteur de l’interleukine-6 : le tocilizumab et le sarilumab

Dans un examen technologique du tocilizumab et du sarilumab (en anglais), l’ACMTS s’est penchée sur 11 essais contrôlés randomisés, notamment sur des résultats préliminaires décrits dans un article en prépublication sur l’essai RECOVERY (en anglais).

Mise à jour : le 23 février 2021 | 16 h 55

L’ACMTS a réalisé un examen technologique du tocilizumab et du sarilumab; le rapport sera mis à jour à la lumière des résultats préliminaires décrits dans un article en prépublication sur l’essai RECOVERY.

Mise à jour : le 15 janvier 2021 | 16 h 15

Le 7 janvier 2021, des résultats préliminaires sur l’efficacité des antagonistes du récepteur de l’interleukine-6 chez les patients atteints de la COVID-19 en phase critique ont été rendus disponibles en prépublication (NCT02735707). L’essai REMAP-CAP est un essai clinique randomisé international de type plateforme toujours en cours; suivant un devis ouvert, multifactoriel et adaptatif, il comprend des sous-plateformes imbriquées. L’essai est mené auprès de patients atteints de pneumonie extrahospitalière associée à la COVID-19 admis aux soins intensifs et recevant un soutien respiratoire ou cardiovasculaire. Les patients sont répartis aléatoirement dans des groupes recevant soit le tocilizumab (N = 353), soit le sarilumab (N = 48), soit les soins usuels (N = 402). Le critère d’évaluation principal est le nombre de jours sans soutien respiratoire ou cardiovasculaire au jour 21. Par comparaison avec les soins usuels, le rapport de cotes ajusté médian (modèle primaire) est de 1,64 pour le tocilizumab (intervalle de crédibilité à 95 % de 1,25 à 2,14) et de 1,76 pour le sarilumab (intervalle de crédibilité à 95 % de 1,17 à 2,91), les probabilités à postériori de supériorité étant de > 99,9 % et de 99,5 %. Les résultats préliminaires doivent toujours être interprétés avec prudence. En outre, cette étude n’a pas fait l’objet d’une évaluation par les pairs.

Le 17 décembre 2020 ont été publiés les résultats de l’étude EMPACTA (Evaluating Minority Patients with Actemra, ou évaluer l’Actemra chez les patients issus de minorités), un essai clinique randomisé multicentrique de phase III mené en double insu contre placébo (NCT04372186). Cette étude a été réalisée auprès de patients hospitalisés atteints de pneumonie attribuable à la COVID-19 ne recevant pas de ventilation mécanique. Les patients ont été répartis aléatoirement dans deux groupes recevant les soins usuels et soit le tocilizumab (N = 259) soit un placébo (N = 129). Le principal critère d’évaluation de l’efficacité est la ventilation mécanique ou le décès au jour 28. Le risque de décès est plus faible dans le groupe recevant le tocilizumab que dans celui recevant le placébo (rapport des risques instantanés : 0,56; intervalle de confiance à 95 % de 0,33 à 0,97).

L’ACMTS est à réaliser un examen technologique des traitements dirigés contre le récepteur de l’interleukine-6 dans la prise en charge de la COVID-19.


Le remdésivir

Mise à jour : le 01 mars 2020 | 16 h 20

L’ACMTS a examiné cinq essais cliniques randomisés, notamment les résultats intermédiaires de l’essai Solidarity de l’OMS, dans le cadre d’un examen technologique du remdésivir (rapport en anglais).


Mise à jour : le 1 mars 2021 | 16 h 20

L’essai Solidarity de l’OMS : le remdésivir

L’ACMTS a examiné cinq essais cliniques randomisés, notamment les résultats intermédiaires de l’essai Solidarity de l’OMS, dans le cadre d’un examen technologique du remdésivir (rapport en anglais).


Mise à jour : le 11 février 2021 | 13h 35

La FDA accorde une autorisation d’utilisation d’urgence au traitement combiné de bamlanivimab et d’étésévimab

Le 9 février 2021, la FDA a produit une autorisation d’utilisation d’urgence (en anglais) à la combinaison des anticorps monoclonaux bamlanivimab et étésévimab dans le traitement de la COVID-19 de forme légère ou modérée chez les adultes et les enfants (âgés de 12 ans et plus pesant au moins 40 kg) ayant obtenu un résultat positif au dépistage du SARS-CoV-2 et présentant un haut risque d’évolution vers une forme grave ou d’hospitalisation. L’autorisation s’appuie sur les résultats de l’essai clinique randomisé BLAZE-1 (NCT04427501) (les trois liens sont en anglais). L’essai a montré qu’un traitement combinant le bamlanivimab et l’étésévimab, comparativement à un placébo, était associé à une réduction statistiquement significative de la charge virale de coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2, ou SRAS-CoV-2, au 11e jour, soit le critère d’évaluation principal (différence entre les groupes de ‒0,57; intervalle de confiance à 95 %, de ‒1,00 à ‒0,14; P = 0,01). Cette autorisation ne s’applique pas au traitement des patients hospitalisés ou ayant besoin d’oxygénothérapie en raison de la COVID-19. La FDA a déjà produit une autorisation d’utilisation d’urgence (en anglais) pour le traitement par le bamlanivimab de formes légères ou modérées de COVID-19. Au Canada, le bamlanivimab est autorisé avec conditions dans le traitement des formes légères ou modérées de COVID-19.


Mise à jour : le 10 février 2021 | 15h 50

L’azithromycine

Le 2 février 2021, la revue The Lancet a publié les résultats de l’essai RECOVERY (NCT04381936; les trois liens sont en anglais) concernant l’azithromycine. L’essai RECOVERY, basé au Royaume-Uni, est un essai contrôlé randomisé multicentrique (176 hôpitaux) à devis ouvert, évolutif, de type plateforme; il comporte plusieurs volets comparant différents traitements aux soins usuels. Bien que les volets sur la dexaméthasone, l’hydroxychloroquine, l’association lopinavir-ritonavir, le plasma convalescent et le tocilizumab aient été interrompus, l’essai est toujours en cours pour les volets sur le REGN-COV2, l’aspirine et la colchicine. Dans l’article présenté ici, 7 763 patients hospitalisés atteints de la COVID-19 ont été répartis aléatoirement dans deux groupes, l’un recevant les soins usuels (5 181 patients) et l’autre recevant les soins usuels et 500 mg par jour d’azithromycine par voie orale ou intraveineuse durant 10 jours ou jusqu’au congé (2 582 patients). La durée médiane du traitement par l’azithromycine est de 6 jours (écart interquartile de 3 à 10 jours). Il n’y a pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes pour ce qui est du critère d’évaluation principal, soit la mortalité à 28 jours, toutes causes confondues (rapport de taux : 0,97; intervalle de confiance à 95 % de 0,87 à 1,07; valeur P = 0,50). Il n’y a pas non plus de différence statistiquement significative pour les critères secondaires, notamment la durée du séjour à l’hôpital et la proportion des patients ayant reçu leur congé dans les 28 jours. L’essai cesse donc le recrutement de patients pour ce volet.


Mise à jour : le 27 janvier 2021 | 9h 40

Les anticorps neutralisants ciblant le SRAS-CoV-2 : le bamlanivimab dans la prévention de la COVID-19

Le 21 janvier 2021 a été publié un communiqué de presse décrivant les résultats de l’essai BLAZE-2 (NCT04497987). Il s’agit d’un essai clinique randomisé multicentrique de phase III mené en double insu contre placébo aux États-Unis afin d’évaluer l’anticorps neutralisant ciblant le SRAS-CoV-2 bamlanivimab (aussi appelé LY-CoV555 ou LY3819253) à 4 200 mg par rapport à un placébo dans la prévention de la COVID-19 chez les résidents et le personnel de centres de soins infirmiers et de résidences assistées. Le bamlanivimab a reçu récemment une autorisation sous conditions au Canada dans le traitement des formes légères ou modérées de la COVID-19. Pour qu’une personne soit admissible à l’étude BLAZE-2, il devait y avoir eu au moins un cas confirmé d’infection par le SRAS-CoV-2 chez les résidents ou le personnel de son établissement au plus tard sept jours avant la répartition aléatoire. Le critère d’évaluation principal de l’étude est l’incidence cumulative de la COVID-19 dans les 21 jours. L’analyse de ce critère porte sur 965 participants (299 résidents et 666 membres du personnel) ayant reçu au départ un résultat négatif au test de dépistage du SARS-CoV-2. La fréquence des cas de COVID-19 symptomatique est plus faible dans le groupe recevant le bamlanivimab que dans le groupe recevant le placébo (rapport de cotes de 0,43; p = 0,00021) au suivi après 8 semaines. Aucune conclusion ne peut être tirée de ces renseignements avant la publication des résultats intégraux dans une revue avec comité de lecture.


Mise à jour : le 26 janvier 2021 | 16h 25

L’anticoagulothérapie par héparine et par héparine de faible poids moléculaire

Le 22 janvier 2021, un communiqué de presse (en anglais) a révélé les résultats préliminaires d’un essai sur l’efficacité de l’anticoagulothérapie par dose complète d’héparine ou par héparine de faible poids moléculaire chez les patients hospitalisés atteints de COVID-19 (NCT04372589, en anglais). Au Canada, l’héparine et les héparines de faible poids moléculaire (énoxaparine, tinzaparine et daltéparine) sont des anticoagulants indiqués dans le traitement et la prévention des thromboembolies. L’essai ATTACC (Anti-Thrombotic Therapy to Ameliorate Complications of COVID-19) est un essai randomisé comparatif à l’échelle internationale, à devis ouvert, adaptatif, portant sur des adultes hospitalisés atteints de COVID-19 ne recevant pas de soutien organique comme la ventilation mécanique. Les patients, répartis de façon aléatoire, ont reçu durant 14 jours une anticoagulothérapie par héparine (héparine de faible poids moléculaire par voie sous-cutanée ou perfusion d’héparine non fractionnée par voie intraveineuse) ou par un traitement anticoagulant usuel à dose prophylactique conforme à la pratique locale. Le critère d’évaluation principal est le nombre de jours de survie sans soutien organique durant l’essai, au 21e jour.

Bien que le communiqué ne présente pas de résultats définitifs, les résultats intermédiaires chez plus de 1 300 patients hospitalisés atteints de COVID-19 montrent la supériorité des anticoagulants à dose complète par rapport au traitement anticoagulant usuel à dose prophylactique. Aucune conclusion ne devrait être tirée de ces renseignements avant la publication des résultats intégraux dans une revue avec comité de lecture


Mise à jour : le 26 janvier 2021 | 09h 50

La colchicine

Le 23 janvier 2021, un communiqué de presse a dévoilé les résultats d’une étude sur l’efficacité de la colchicine dans le traitement de la COVID-19 chez des patients non hospitalisés (NCT04322682, en anglais). Au Canada, la colchicine est déjà indiquée dans le traitement et la prévention des crises de goutte. L’étude COLCORONA (Colchicine Coronavirus SARS-CoV2) est un essai randomisé à double insu, comparatif avec placébo, multicentrique, mené dans plusieurs régions du monde, qui porte sur des adultes atteints de COVID-19 non hospitalisés et présentant au moins un facteur de risque élevé. Les patients, répartis au hasard, ont reçu la colchicine ou le placébo, en comprimés administrés par voie orale, durant 30 jours (N total = 4 488). Le critère d’évaluation principal, mixte, comprenait le décès ou l’hospitalisation attribuables à la COVID-19 mesurés jusqu’à 30 jours après la randomisation. Comparativement au placébo, la colchicine a réduit le risque de décès ou d’hospitalisation de 21 % dans l’ensemble de la population de l’étude, soit 4 488 patients. Ce pourcentage demeure toutefois en deçà de la signification statistique. Les résultats restreints aux patients ayant un diagnostic confirmé de COVID-19 (N = 4 159) montrent un risque de décès ou d’hospitalisation réduit de façon statistiquement significative. Cependant, ces résultats n’ont pas encore été présentés. Dans ce groupe restreint, on constate une réduction des hospitalisations de 25 %, du recours à la ventilation mécanique de 50 % et des décès de 44 %. Il faut donc interpréter les résultats avec prudence étant donné l’information limitée rapportée dans le communiqué. Il faudra donc attendre la publication des résultats intégraux dans une revue avec comité de lecture avant de pouvoir tirer des conclusions.